Jardins des Champs-Elysées
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Accès
Accès : Cours-la-Reine, avenue Franklin-D.-Roosevelt, avenue Matignon, avenue Gabriel
- M° Champs-Élysées - Clemenceau, ligne 1,13
- Station N° 8001, av. dutuit
- Station N° 8032, 27 avenue matignon
- Station N° 8031, 2 rue jean mermoz
- Station N° 8004, face 4 bd malesherbes
Horaires
Tarifs
- 0.00 €
Un peu d'histoire :
Le paysage marécageux que les Parisiens connaissaient au 17e siècle s'est transformé en 1616, sous l'impulsion de Marie de Médicis. Elle créa le Cours-la-Reine, une large promenade plantée d'arbres, qui s'étendait du Palais des Tuileries à l'actuelle place de l'Alma. Lenôtre modifia de nouveau son tracé, en 1670 et il fut rebaptisé « Grand-Cours ». La promenade ne cessa de s'agrandir, le marquis de Marigny, frère de Madame de Pompadour, prolongeant l'avenue jusqu'au pont de Neuilly. A l'époque, les jardins de Champs-Elysées étaient devenus le lieu de promenade favori des militaires et des filles de joie. Les vaches y paissaient encore tranquillement, mais mieux valait-t-il être armé dès la nuit tombée... nombre de viols et de crimes étaient commis régulièrement...Elle s'appelait alors l'avenue de Neuilly.
Au début du 18e siècle, on redonna ses lettres de noblesse au jardin en le rebaptisant du nom du lieu de séjour des âmes vertueuses dans la mythologie grecque : les « Champs-Elysées ». L'avenue des Champs-Elysées se para alors d'une multitude d'hôtels particuliers et de grands hôtels de voyageurs et devint le lieu de promenade favori des élégantes.
Les Champs-Elysées virent défiler de nombreuses têtes couronnées qui privilégiaient cet axe grandiose pour leurs parades. C'est par là que l'impératrice Marie-Louise fit son entrée dans Paris, en 1810, et que les cendres de Napoléon passèrent devant une foule de 100 000 spectateurs, en 1840.
En 1828, les jardins des Champs-Elysées devinrent la propriété de la Ville de Paris. S'inspirant des jardins à l'anglaise, l'ingénieur Alphand leur donna 12 ans plus tard l'aspect qu'on leur connaît aujourd'hui.
Se promener :
Profitez de cette traversée des jardins des Champs-Elysées pour vous attarder devant les somptueuses constructions qui jalonnent son parcours. Nombre d'entre elles étaient autrefois des hôtels particuliers reconvertis aujourd'hui dans le spectacle ou la gastronomie, comme le pavillon Gabriel et le restaurant Laurent édifiés par le célèbre architecte Jacques Hittorf (1792-1867), qui réalisa aussi les fontaines du jardin. De superbes arbres, de nombreuses corbeilles fleuries et des statues insolites agrémentent cette promenade, qui vous révélera de nombreuses surprises. Vous reconnaîtrez les désormais célèbres « Chevaux de Marly », qui soulignent le début de la perspective, de la place de la Concorde à l'Arc-de-Triomphe. Il s'agit en réalité de copies en poudre de marbre et en ciment qui permettent aux originaux en marbre de Carrare de rester à l'abri sous les toits du musée du Louvre.
Vous découvrirez parmi les arbres remarquables du jardin un arbre à encens de 17m de haut (1854), mais aussi un grand érable negundo, avenue du général Eisenhower, (le Grand-Palais est à votre droite et l'avenue des Champs-Elysées à votre gauche), qui vous mènera jusqu'au square Jean Perrin, au square de Berlin et plus loin au jardin de la Nouvelle-France.
Le square Jean Perrin, qui s'insère dans les jardins des Champs-Elysées, est enclavé entre les trois façades du Grand-Palais. Vous reconnaîtrez ce petit jardin à la française grâce à son bassin central, orné d'un magnifique groupe sculpté, entouré de bancs et d'arbustes coniques qui rayonnent dans cet espace ensoleillé. Au fond, un escalier monumental permet d'accéder à une salle d'exposition du Grand-Palais.
Le jardin de la Nouvelle-France se situe de l'autre côté du Grand-Palais. C'est un charmant jardin ombragé, traversé par un cours d'eau que vous pourrez apprécier du haut d'un petit pont de ciment imitant le bois (rusticage). Il abrite de nombreux arbres magnifiques : un érable négundo et un érable à sucre, dont les feuilles stylisées sont l'emblème du Canada, mais aussi un févier d'Amérique et un hêtre pleureur qui penchent leurs branches au-dessus du ruisseau. Quelques poissons viennent de tant à autre effleurer sa surface. Vous reconnaîtrez à leurs côtés un oranger trifolié aux fruits parfumés non comestibles, un micocoulier de Provence, et un robinier, qui donne le fameux miel d'acacias. Du côté de l'avenue Franklin D. Roosevelt, tournant le dos au jardin, vous découvrirez une imposante, mais romantique fontaine appelée « Le rêve du poète », au pied de laquelle ont été plantés des massifs de fleurs. Vous remarquerez également des colonnes cannelées, un monument en hommage à Jacques Cartier, et, quoi de plus naturel dans un jardin si romantique, une sculpture représentant Alfred de Musset par A. Moncel.
Vers le kiosque à musique, vous apprécierez sans aucun doute l'ombrage d'un remarquable hêtre pourpre et d'un frêne pleureur (avec la Seine dans votre dos et l'avenue des Champs-Elysées en face de vous). Ne repartez pas sans avoir vu un des arbres les plus hauts des jardins des Champs-Elysées : un séquoia géant, en face duquel un bouleau d'Europe fait bien pâle figure. En progressant le long des allées, vous parviendrez enfin devant un majestueux ptérocarya, un magnifique pommier à fleurs qui se métamorphose au printemps en une énorme boule rose, et un magnolia de Soulange aux belles fleurs roses de mars. C'est dans cette partie du jardin, coincée entre l'avenue des Champs-Elysées et l'avenue Gabriel, que vous trouverez rassemblés le plus grand nombre de parterres fleuris. Vers le théâtre de Guignol, vous pourrez notamment apprécier de magnifiques massifs de rhododendrons roses et blancs, près de non moins décoratifs massifs de rosiers. Plus loin, essayez de reconnaître les lagerstroemias roses, qui portent aussi les noms de fleurs de mousseline, lagerose ou lilas d'été, et les extraordinaires fleurs bleues des ceanothus thyrsiflorus, des arbustes originaires de Californie.
Peut-être apercevrez-vous dans le feuillage de ses grands arbres la mésange bleue et la mésange charbonnière, qui apprécient leur ombrage. La première se reconnaît à son joli plumage bleu vif et son ventre jaune. Elle ne dépasse pas les 11,5cm et les 11 grammes, mais elle compense son petit gabarie par une activité débordante. Elle est capable de se suspendre la tête en bas pour atteindre sa nourriture. Plus placide, la mésange charbonnière se différencie par sa tête noire avec une grande joue blanche et un ventre coupé d'une barre noire. Elles mangent aussi bien des insectes que des fruits et apprécient les centaines de mangeoires placées pour elles par la Mairie de Paris, dans les parcs et les jardins.
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